les écrits d'Ora

Poèmes, poèmes et illustrations, contes pour enfants. J'ai toujours aimée écrire, c'est comme ma peinture, c'est vital pour moi.

04 février 2007

Notes Bleues

Les sirènes

Les sirènes moi je voudrais les voir

Je le voudrais pour le croire

Ces sirènes qui sont un mélange

De fées et d’anges

Les sirènes moi je voudrais les voir

Sur le bord d’une plage le soir

Ces sirènes goût de mystères

Que l’on aperçoit après quelques verres

Et que l’on raconte si fière

D’y avoir échappé par la prière.

Les sirènes moi je voudrais les voir

Mais pas seulement le soir

Ces sirènes que l’on rencontre que dans le noir

Je voudrais avoir l’espoir

D’en rencontrer une,

Allongée un matin sur une dune

Ou au clair de lune.

Je voudrais que dans ses yeux turquoise

Elles me parlent, ou que je m’y noie

Je voudrais que de ses yeux elles me toisent

Que des histoires de marins je n’y croie.

Les sirènes moi je voudrais les voir

Afin d’y croire

Les sirènes moi je voudrais en apercevoir

Juste ses écailles percevoir

Je voudrais que de ses bras elles m’enlacent

Que d’un baiser elles m’embrassent

Que mon cœur elles embrasent

Pour transmettre aux hommes leurs histoires véritable

Que l’on raconterait autour d’une table

Juste pour continuer à y croire

Et garder la magie et l’espoir

Que derrière chaque vague, on puise les voir

Du matin au soir.

Ora A. CHICHE 19 Février 2003

La réussite

Quelques pulls, pantalons et chaussettes

Eparpillaient sur la douce moquette

Un cartable jeté dans un coin

Une guitare immobile sur son pied

Une petite voiture au loin

Et les enfants jouant dans le jardin mouillé

Ce week-end de printemps

Sous une pluie battante, quelques rires

Nous rappellent au présent

Un passé présent à chaque vision

Un temps qui soupir de plaisir

Avec une satisfaction remplie d’émotion

Que la plus belle réussite

Joue avec innocence dans le jardin

Un quatuor de lutins

Sur une pluie qui crépite

Ora A. CHICHE Août 2005

Les fées

Un petit matin,

Une fée est passée dans mon jardin

Me confiant un trésor

Qui naquit un jour d’automne

Un bébé à la peau d’or

Ronde comme une pomme

Un petit matin,

La fée m’a confiée

Une jolie petite demoiselle

Qui boucle mes désirs de ventre gonflé

De seins de madone

Nourricier de ces messieurs et la petite donzelle

Ora A. CHICHE  3 Août 2005

Souvenirs d’enfance

Le papier a jauni au fond de ma mémoire

Où devant l’immensité de la vie

L’horizon à perte de vue

Je rêvais d’une vie sage et bien rangée

Avec à mes côtés 3 enfants.

Je n’avais pas les contours du père sur l’écritoire

Ni des rêves bien dessinés

Quelques idées tout au plu

Avec l’envie sur d’être maman

Le mot rangé de ma vie a été banni

J’ai trouvé le père entre deux vols si j’ai bonne mémoire

Il a comblé ma vie et mes espoirs

J’ai explosée les normes les statistiques

Avec quatre moustiques

Toujours entre deux vols et entre deux sommes

Il y a erreur de donne

Mais j’ai découvert d’autres horizons

Des locaux de la petite province

Aux internationaux, aux pays des rois et des princes

Ma vie est turbulente,

Pas de chômage pour une maman

Un perpétuelle manque de temps

Le papier jauni est comblé

Et je le remplie de mots mélangés

Pour que la mémoire fanée

Ils restent gravés et bien rangés.

Ora A. CHICHE Août 2005 

Ma Jérusalem

Ma douce, ma lumineuse,

Je me laisse bercer par tes courbes,

Ton souffle est comme un poème à mes oreilles

Ta respiration berce mes jours quand je foule Paris

Et hante mes nuits infidélisant Montmartre que j’aime passionnément

Ma belle au parfum d’orient

Tes chants, tes joies, tes peines,

Sont des appels passionnés

Pour me retrouver dans la tiédeur de tes monts

Câlinée dans ta chaleur

Ecoutant amoureusement les battements de ton cœur

Comme un enfant blotti contre le sein de sa mère

Charmée par ta tendresse et captivée par tes mystères

Ma Jérusalem

Ô ma Jérusalem ma fidèle

J’ai hâte de retrouver

Ton doux parfum, ta passion, ton effervescence.

Attend moi comme une indolente

Ma Jérusalem

Ora Chiche 25 Mai 2008

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Les âmes grises

Le lac

Il se promène sur le bord du lac

Il ère comme une âme en peine

Il n’ira plus il se traîne

Ce matin il n’ira pas à la FAC

C’est un artiste un peu bohème

Le cœur vide, manque de je t’aime

Il a les yeux ternes

Et l’âme grises

Mais sur lui la vie ne semble pas avoir de prise

Les mains vides il se promène

Essuyant ses larmes et ses peines

Il est libre mais son âme est grise

Son âme est grise

Comme le ciel d’automne que l’eau du lac

Rejette dans le vide de ses yeux

Puisqu’il n’est plus heureux

C’est à bord de cette barque

Qu’il noiera ses hantises

Pour laver son âme grise.

Mais sur lui la vie n’a plus de prise

Son âme flotte comme les feuilles trop usées

Ses larmes et ses peines se sont noyées

Il est libre mais son âme reste grise.

Ora A.CHICHE Septembre 2003

Les Idées sombres

Tous les hommes ont les idées sombres

Tous les hommes ont le cœur plein d’espoir

Mais le mal caché dans l’ombre

Attend patiemment dans le noir

Pour rattraper les âmes fragilisées

Par la blessure qu’une société

Ne peu plus cicatriser

Si d’un coup on pouvait tout changer

Si d’un geste on oubliait

Pour tout recommencer

Si d’un coup l’ombre devenait lueur

Si d’un coup la violence se changeait en douceur

Le monde serait libéré

Comme on berce un bébé

Tous les hommes sont égoïstes

Tous les hommes sont des anarchistes

Mais le bien pourrait renaître

Des cendres et des guerres

Pour consoler les âmes des enfants et des mères

Trop souvent abattu par trop de malheurs et de misères

Si d’un coup on pouvait tout recommencer

Si d’un geste on oubliait

Tout serait différent

Si d’un coup l’espoir était horizon

Le monde serait autrement

Comme tendresse et passion

Tous les hommes sont des guerriers

Mais l’espoir renaîtra des femmes

Tous les hommes sont avides de puissance

Raison de tant de violence

De tant de guerre de tous ces drames

Mais le bien serait le premier

Si d’un coup on pouvait tout recommencer

Si d’un geste on redessinait

Tout serait simple et blanc

Comme la pureté des anges

Si d’un coup le noir était l’horizon

On l’appellerait la ligne de raison

Comme compréhension et compassion

Ora A.CHICHE Septembre 2003

Les visages d’anges

Les visages d’anges s’en vont aussi

Un matin, un soir ou un après midi

Les visages des anges deviennent des ombres

Et leurs âmes doucement sombrent

Le cœur éteint

Comme on éteint les lumières

Ces êtres si fragiles se bercent de lueur

D’espoir et de douceur

Se donnent avec confiance et candeur

Ils vivent dans l’espoir et le bonheur

D’avoir peut être échapper au malheur

Mais la plaie sous leur visage pur

Traître et résolue

Frappe sans crainte et sans pudeur

Les visages d’anges devenus livides

Qui se vident de leur couleur et leur contenu

Des mains assassines qui signent leurs fins

Les visages sans lendemain

Evanouis par la violence de deux mains

Ses visages qui ne verront pas le soleil de demain

Ses souvenirs d’anges accrochés aux murs

Comme des portraits d’antan

Ses regards d’enfants ou de mamans

Evaporés sous des coups si durs.

Ses visages que l’on n’oubliera jamais

Mais que nos mémoires faneront

Ses gestes intimes, ses paroles, ses intonations

Que l’on se rappellera quelquefois ou jamais.

Ora A.CHICHE Septembre 2003

Les grands

Quand on devient grand

On devient des méchants

Assis sur le chemin de la vie

Comme au bord d’un gouffre

Le ciel est devenu gris

Le sucre de l’enfance a goût de poudre

Quand on devient grand

Les anges sont Satan

Assis sur le chemin de l’ennui

On tue le temps comme on tue la vie

Les yeux remplis de pluie

On abandonne on oublie

Qu’il y a vingt ans

On était tous des enfants

On a jeté les fables

Dans le fond d’un cartable

Pour rentrer dans le monde des grands

Qu’il y a vingt ans

On était tous des gamins

Enfouis dans un coussin

Ou dans les bras de maman

Ecoutant contes et légendes

Rêvant de lutins et d’anges

Venant nous protéger

Mais on est tous devenus grands

Quand on devient grand

Les souvenirs sont au grenier

D’une mémoire trop fatiguée

Pour se rappeler

Que nous étions tous des enfants

Beaucoup d’histoire il faut conter

Et quand ils deviendront grands

Les héros les méchants

Seront renfermés dans les livres pour enfants.

Pour faire de nous des êtres aimants

Et sourire aux dents

On prendra vingt ans

En restant des enfants

Enfouis dans les bras aimants

On se racontera des histoires

On cherchera dans notre mémoire

Celles que nous contaient nos parents

Et l’on restera des enfants

Dans un monde devenu grand

Ora A.CHICHE Septembre 2003

Les chemins gris

Les chemins sont tous devenus gris

A force de voilà d’encore et toujours plus

Les chemins sont tous devenus tristes

Sous les pieds trop durs de ceux qui en veulent toujours plus

Si j’avais su que les chemins deviendraient gris

Je serais sans doute repartie

Si j’avais su que les chemins auraient le goût de la pluie

J’aurais semé du rose pour éviter l’ennui

Mais la vie s’enfui trop vite

Mais la vie file et prend la fuite

Il faut aller toujours plus loin pour rattraper l’horizon

Que l’on n’atteint jamais

Il faut aller toujours plus loin pour ne pas perdre la raison

Qui survit à la passion

Les chemins sont tordus et malade comme les vieux cœurs

D’avoir trop battu d’avoir eu trop d’ardeur

Les chemins sont fatigués et se meurent

Doucement comme la vie s’arrête, où commence le malheur

Si j’avais su que les chemins avaient une fin

Je n’aurais pas attendu demain

Si j’avais su que les chemins s’arrêtaient au bout de la vie

J’aurais dessiné la suite des destins.

Pour que le rose remplace le chagrin

Et qu’il existe toujours des lendemains.

Ora A.CHICHE Septembre 2003

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02 février 2007

Les Insectes en fêtes

La cigale et l’abeille

Un soir d’été une cigale par un chant épuisant

Alla voir son amie l’abeille

Pourrais tu me donner le gîte

Mon chant m’ayant donné une laryngite

Je ne peux plus me subvenir

Craignant pour mon avenir

Je viens dans ta ruche

Tes braves ouvrières se chargeront de moi

Et après miel et repos

Pour te remercier je chanterai pour toi

Du fond de ton palais.

Je chanterai aussi pour tes soldats

Pour leur donner le courage de monter au front,

Et quand si las

Ils reviendront le jabot bombé de nectar,

Je chanterai

Quand la butineuse reviendra de mission

Et dansera frénétiquement

Je chanterai

En hommage à cette grande exploratrice, et sous tant d’agitation

Toute la colonie autour d’elle simplement

Elle transmettra ses informations

Pour que la Reine déguste un miel aussi doux que du lait.

Ora A.CHICHE Juin 2005


La fourmi et le puceron

Un matin une fourmi retrouva dans son jardin

Un petit puceron

Mais la fourmi n’étant pas très sympa,

Lui demanda de changer vite de chemin

Le petit puceron lui répondit tout bas

Je ne peux pas ma belle mon amie

Car vois tu

Sur l’autre chemin, je servirai de festin

A des demoiselles bien rondes.

Ouste !! dit-elle d’une voie qui gronde

Que tu finisses en ripaille

Est l’ultime fin d’une canaille

Je ne suis pas un chenapan

Et si tu me sauves de mes bourreaux

Je d’offrirai volontiers de mon miellat

Qui je sais tu es gourmande

Et qui sera pour te remercie le plus beaux des cadeaux.

La fourmi sans l’air de rien

Réfléchi à la précieuse offrande

Et par simple politesse

Transporta le puceron malin

Et l a fourmi très gourmande

Se délecta du miellat s’en attendre en lui tapotant les fesses.

Ora A. CHICHE janvier 05

Jolis Papillons

Bonjour bonjour jolis papillons

Enfin de retour dans les jardins de mai

Eh mes jolis ne tournez plus en rond

Toutes ses fleurs pour vous j’ai semées

Pour que, avec délicatesse, vous puissiez vous y reposer

Et chapeau sur tête je puisse vous y admirer

Bonsoir bonsoir mes beaux papillons

De ma couche vous peuplez mes illusions

Avec l’espoir céleste qu’au petit matin

Vous voletterez encore sur roses et lupins.

Ora A. CHICHE    12 Juillet 2004

La coccinelle

Une petite bête, toute ronde, toute rouge

Enfin pour ainsi dire :

Car elle a sur sa tête un bibi noir,

Sur sa robe des gros pois noirs

Cette petite bête tout ronde et qui bouge

Pris ma main pour une mire.

Ainsi posée,

Les ailes a peines repliées

Elle commença sans même se soucier

De l’endroit où elle avait pris congé

Je la regarde un moment intrigué

Puis d’un air amusé

Je lui dis gentiment de se pousser

En lui soufflant sur l’arrière train pour la faire décoller

C’est ainsi que la jolie coccinelle

Se retrouva propulsée

En un coup d’aile

Vers un joyeux festin annoncé

La belle demoiselle se posa sans encombre

Sur une orgie de pucerons et avant qu’ils ne fécondent

S’évanouirent dans la petite bête bien ronde.

Ora A. CHICHE 12 Juillet 2004

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