les écrits d'Ora

Poèmes, poèmes et illustrations, contes pour enfants. J'ai toujours aimée écrire, c'est comme ma peinture, c'est vital pour moi.

03 novembre 2009

Rêves Brisés

Rêves brisés

« Toutes les histoires d’amour finissent mal »

Qui disait ça, je ne sais plus

Mais d’amour à me donner, il n’en a plus

Depuis un certain temps déjà

A quoi bon vivre chacun pour soi

Sous le même toit

La maison est devenue un hôtel de passe

Il rentre il sort et il critique

J’en suis depuis des années lasses

J’ai atteint le pic

De la patience et de son intolérance

J’avais des rêves de vie calme et remplie

D’insouciances

Le calme est trompeur et depuis longtemps parti

Tout le reste n’est qu’inconscience

« Toutes les histoires d’amour finissent mal »

Même la mienne qui l’imaginait calme

Ora A. Chiche Octobre 20009

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21 septembre 2009

Les femmes peintres du XVIII

vigier_lebrun___peintreElisabeth Vigée Le Brun

Lire le fichier  PDF en cliquant sur ce lien :Elisabeth_Vig_e_Lebrun

A bientôt

Ora

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13 janvier 2009

Rêves et fantasmes

LE BAIN

Dans ce bain là

Le soir venue

Décomposés et repus

Quand les être si las

Laissent glisser leurs corps nus

Dans l’eau tiède, parfums de lilas

Que doucement comme des anges

Une mousse légère enveloppe

Dans son écrin de satin

Et transportent

Les âmes dans un pays lointain

Ou les Apollon les Aphrodite, les déesses

S’enveloppent de tendresse

Certain d’un temps d’éternité

Que l’eau soit une caresse

Déposée dans le cou comme un baiser doux et voluptueux

Et qu’apparaîtrai de doux amants fiévreux

Prêts à tout recommencer

Dans ce bain là.

Ora A. CHICHE Novembre 2002

Rêve de dune

Je t’aperçois, un point sur mon horizon

Je devine ta silhouette, qui se dessine

Et devant moi, je vois une seule raison

Pour perdre la mienne, et je t’imagine

Beau comme un dieu, mon Apollon

Nu ensemble sur le sable

Deux corps dorés, exposés aux vents

Cachés des passants inconnus

Par quelques dunes.

Cheveux flottants

Bercés par le vent

Qui se lève comme un voile

Pour effacer nos jeux coquins

Que le sable fin

Recouvrent grains par grains

Jusqu’à l’arrivée des étoiles

Puis au petit matin

Le gardien des secrets

Efface grains à grains

Le dessin de nos silhouettes hier dessinées

Des dieux et des déesses qui se sont aimées

Ou que l’on a rêvé.

Ora A. CHICHE Avril 2003

Emmène moi danser

Emmène moi rêver

Emmène moi, enlève moi

Rêve comme un fou

Mais rêvons à deux

Rêve comme un roi

Mais rallume les feux

Ranime la passion

Qui nous a fait perdre raison

Emmène moi valser

Emmène moi swinguer

Vole moi tu temps

Fait moi rêver

Allons voyager

Comme deux vieux égoïste

Prouve moi que j’existe

Ramène moi à un vieux rêve

Pour que dès ce matin

Une impression folle

D’une fragrance de parfum

Fleure cette étole

Que le sable blanc et fin

Habite nos pieds et nos cheveux

Où la brise aura fait ses nœuds

Rêvons ensemble, rêve plus que de raison

Entretenons la passion avec communion

Entretenons la folie

Celle qui maintien en vie.

Ora A. CHICHE   8 Août 2003

Envie de la quarantaine

Petits délirs, grands rêves

Envies de choses inassouvies

Non réalisés dans une jeunesse

Pas si lointaine.

Envie de désirs, de tendresse

De baisers volés

Sans jamais les donner

Des rêves légers, pleins de paresses

Se sentir femme accomplie et épanouie

Libre dans ses choix

Libre dans ses désirs

Une nouvelle jeunesse  arrogante

Avoir encore 20 ans

Impolie et effrontée.

Soutenir le regard

Etre, aujourd’hui le chasseur

Ce petit côté viril

Que l’adolescence n’a pas.

Oser flirter avec légèreté

Avoir la sensation d’être en apesanteur

Etre sur le fil avec  agilité

Espérance être embrassée avec ardeur.

Ora A.Chiche Mai 2009

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26 novembre 2008

A LA MEMOIRE DE

Poème dédié à la mémoire de Moshé Cohen décédé le 3 novembre 2008.

Aller simple

Moshé tu es parti

Encore un voyage, mais un ultime voyage vers l’infini

Moshé déjà tu nous quittes,

Comme çà, si vite, sans prévenir.

C’est violent, déchirant,

Pourquoi, pourquoi toi, maintenant, si tôt.

Pourquoi devait-il y avoir un choix à faire.

Pourquoi n’as t-il pas pu tous vous sauver

Aides nous à comprendre, envoie nous des signes

Moshé tu es parti,

Comme çà sans bruit, sans prévenir,

On entend encore à nos oreilles ton rire,

On regrettera ton calme,

Ta détermination à partir t’installer dans ce si joli Ychouv

Moshé prépare tel un ange, le voyage pour les Cachanais,

Pour venir, fouler ce sol que tu as préparé sereinement pour nous

Réserve Ofrah, la provençale, pour nous accueillir

Sur le chemin de la vie.

Cette vie que tu voulais si douce si bonne pour les tiens.

Moshé tu resteras à jamais dans nos cœurs,

Comme un frère ou une sœur que l’on n’a plus,

Comme une partie de nous n’est plus.

Moshé guide nous,

Dit-nous ce qu’il attend de nous.

A bientôt…

Ora Chiche 26 Novembre 2008

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09 novembre 2008

Prière pour la pluie (Yarcov) -2008

Fichier PDF du poème "prière pour la pluie" de Yarcov : Pri_c3_a8re_po  bonne lecture.

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25 juin 2008

Petites lectures pour enfants

J'ai écris ces petits textes pour ma fille qui a appris à lire cette année.

Le chat et la petite souris

Un petit chat gris

Rencontra dans son jardin

Une petite souris

Ce petit chat

Décida par ce joli matin

De ne pas la manger

La petite souris très reconnaissante

Se met à bavarder

Avec le petit chat

Qui la trouva quand même forte alléchante.

Ce petit chat et cette petite souris

Sont depuis devenu de très bons amis.

                          Ecrit par maman, Ora Chiche juin 2008

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Le cheval et la petite fille

Une petite fille se promène dans la campagne

Un après-midi en rentrant de l’école

Sur le chemin, elle rencontre un cheval

Tout gris tacheté de blanc et de noir

Avec une crinière un peu folle.

La petite fille en passant à côté de lui

Lui dit : «  cheval, il va pleuvoir »

Le cheval lui répond : « merci, mais à mes sabots j’ai mal »

Surprise la petite fille lui dit : « fait voir que je te soigne »

La petite fille s’occupa du cheval qui pour la remercier, la grimpa sur son dos

Ainsi, les deux compagnons rentrèrent au galop

Juste avant que tombe une pluie froide, hivernale.

                Ecrit par maman Ora Chiche Juin 2008

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Le grand père et l’enfant

Un grand père dans son jardin

Avec ses bottes et son chapeau de paille

Courbé en deux dans ses rangs

De salades et de pommes de terre

Expliquait à un enfant pas très grand

Pourquoi le jardinier est un malin

Pour faire comprendre aux escargots et aux vers de terre

Qu’ailleurs ils s’en aillent

« pourquoi » lui dit l’enfant

« Car » dit le grand père « toi quand tu fais une bêtise je me fâche et tu comprends »

Et bien les animaux c’est pareil, ils comprennent je crois.

                         Ecris par maman, Ora Chiche Juin 2008

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02 juin 2008

BONNE FETE PAPA

Cultivant avec amour son jardin

La nature lui a livré ses petits secrets

Au fils des saisons et des années

Utilisant ses mains comme le fait le musicien

Décomposant la surface en mille partitions

Elaborant ainsi une oeuvre effemère avec passion.

Ora Chiche 2 Juin 2008.

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21 mai 2008

Mon parcours personnel

Voir mon parcours personnel et professionel via mon CV ci joint.   CV_ORA_PDF

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04 février 2007

Notes Bleues

Les sirènes

Les sirènes moi je voudrais les voir

Je le voudrais pour le croire

Ces sirènes qui sont un mélange

De fées et d’anges

Les sirènes moi je voudrais les voir

Sur le bord d’une plage le soir

Ces sirènes goût de mystères

Que l’on aperçoit après quelques verres

Et que l’on raconte si fière

D’y avoir échappé par la prière.

Les sirènes moi je voudrais les voir

Mais pas seulement le soir

Ces sirènes que l’on rencontre que dans le noir

Je voudrais avoir l’espoir

D’en rencontrer une,

Allongée un matin sur une dune

Ou au clair de lune.

Je voudrais que dans ses yeux turquoise

Elles me parlent, ou que je m’y noie

Je voudrais que de ses yeux elles me toisent

Que des histoires de marins je n’y croie.

Les sirènes moi je voudrais les voir

Afin d’y croire

Les sirènes moi je voudrais en apercevoir

Juste ses écailles percevoir

Je voudrais que de ses bras elles m’enlacent

Que d’un baiser elles m’embrassent

Que mon cœur elles embrasent

Pour transmettre aux hommes leurs histoires véritable

Que l’on raconterait autour d’une table

Juste pour continuer à y croire

Et garder la magie et l’espoir

Que derrière chaque vague, on puise les voir

Du matin au soir.

Ora A. CHICHE 19 Février 2003

La réussite

Quelques pulls, pantalons et chaussettes

Eparpillaient sur la douce moquette

Un cartable jeté dans un coin

Une guitare immobile sur son pied

Une petite voiture au loin

Et les enfants jouant dans le jardin mouillé

Ce week-end de printemps

Sous une pluie battante, quelques rires

Nous rappellent au présent

Un passé présent à chaque vision

Un temps qui soupir de plaisir

Avec une satisfaction remplie d’émotion

Que la plus belle réussite

Joue avec innocence dans le jardin

Un quatuor de lutins

Sur une pluie qui crépite

Ora A. CHICHE Août 2005

Les fées

Un petit matin,

Une fée est passée dans mon jardin

Me confiant un trésor

Qui naquit un jour d’automne

Un bébé à la peau d’or

Ronde comme une pomme

Un petit matin,

La fée m’a confiée

Une jolie petite demoiselle

Qui boucle mes désirs de ventre gonflé

De seins de madone

Nourricier de ces messieurs et la petite donzelle

Ora A. CHICHE  3 Août 2005

Souvenirs d’enfance

Le papier a jauni au fond de ma mémoire

Où devant l’immensité de la vie

L’horizon à perte de vue

Je rêvais d’une vie sage et bien rangée

Avec à mes côtés 3 enfants.

Je n’avais pas les contours du père sur l’écritoire

Ni des rêves bien dessinés

Quelques idées tout au plu

Avec l’envie sur d’être maman

Le mot rangé de ma vie a été banni

J’ai trouvé le père entre deux vols si j’ai bonne mémoire

Il a comblé ma vie et mes espoirs

J’ai explosée les normes les statistiques

Avec quatre moustiques

Toujours entre deux vols et entre deux sommes

Il y a erreur de donne

Mais j’ai découvert d’autres horizons

Des locaux de la petite province

Aux internationaux, aux pays des rois et des princes

Ma vie est turbulente,

Pas de chômage pour une maman

Un perpétuelle manque de temps

Le papier jauni est comblé

Et je le remplie de mots mélangés

Pour que la mémoire fanée

Ils restent gravés et bien rangés.

Ora A. CHICHE Août 2005 

Ma Jérusalem

Ma douce, ma lumineuse,

Je me laisse bercer par tes courbes,

Ton souffle est comme un poème à mes oreilles

Ta respiration berce mes jours quand je foule Paris

Et hante mes nuits infidélisant Montmartre que j’aime passionnément

Ma belle au parfum d’orient

Tes chants, tes joies, tes peines,

Sont des appels passionnés

Pour me retrouver dans la tiédeur de tes monts

Câlinée dans ta chaleur

Ecoutant amoureusement les battements de ton cœur

Comme un enfant blotti contre le sein de sa mère

Charmée par ta tendresse et captivée par tes mystères

Ma Jérusalem

Ô ma Jérusalem ma fidèle

J’ai hâte de retrouver

Ton doux parfum, ta passion, ton effervescence.

Attend moi comme une indolente

Ma Jérusalem

Ora Chiche 25 Mai 2008

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Les âmes grises

Le lac

Il se promène sur le bord du lac

Il ère comme une âme en peine

Il n’ira plus il se traîne

Ce matin il n’ira pas à la FAC

C’est un artiste un peu bohème

Le cœur vide, manque de je t’aime

Il a les yeux ternes

Et l’âme grises

Mais sur lui la vie ne semble pas avoir de prise

Les mains vides il se promène

Essuyant ses larmes et ses peines

Il est libre mais son âme est grise

Son âme est grise

Comme le ciel d’automne que l’eau du lac

Rejette dans le vide de ses yeux

Puisqu’il n’est plus heureux

C’est à bord de cette barque

Qu’il noiera ses hantises

Pour laver son âme grise.

Mais sur lui la vie n’a plus de prise

Son âme flotte comme les feuilles trop usées

Ses larmes et ses peines se sont noyées

Il est libre mais son âme reste grise.

Ora A.CHICHE Septembre 2003

Les Idées sombres

Tous les hommes ont les idées sombres

Tous les hommes ont le cœur plein d’espoir

Mais le mal caché dans l’ombre

Attend patiemment dans le noir

Pour rattraper les âmes fragilisées

Par la blessure qu’une société

Ne peu plus cicatriser

Si d’un coup on pouvait tout changer

Si d’un geste on oubliait

Pour tout recommencer

Si d’un coup l’ombre devenait lueur

Si d’un coup la violence se changeait en douceur

Le monde serait libéré

Comme on berce un bébé

Tous les hommes sont égoïstes

Tous les hommes sont des anarchistes

Mais le bien pourrait renaître

Des cendres et des guerres

Pour consoler les âmes des enfants et des mères

Trop souvent abattu par trop de malheurs et de misères

Si d’un coup on pouvait tout recommencer

Si d’un geste on oubliait

Tout serait différent

Si d’un coup l’espoir était horizon

Le monde serait autrement

Comme tendresse et passion

Tous les hommes sont des guerriers

Mais l’espoir renaîtra des femmes

Tous les hommes sont avides de puissance

Raison de tant de violence

De tant de guerre de tous ces drames

Mais le bien serait le premier

Si d’un coup on pouvait tout recommencer

Si d’un geste on redessinait

Tout serait simple et blanc

Comme la pureté des anges

Si d’un coup le noir était l’horizon

On l’appellerait la ligne de raison

Comme compréhension et compassion

Ora A.CHICHE Septembre 2003

Les visages d’anges

Les visages d’anges s’en vont aussi

Un matin, un soir ou un après midi

Les visages des anges deviennent des ombres

Et leurs âmes doucement sombrent

Le cœur éteint

Comme on éteint les lumières

Ces êtres si fragiles se bercent de lueur

D’espoir et de douceur

Se donnent avec confiance et candeur

Ils vivent dans l’espoir et le bonheur

D’avoir peut être échapper au malheur

Mais la plaie sous leur visage pur

Traître et résolue

Frappe sans crainte et sans pudeur

Les visages d’anges devenus livides

Qui se vident de leur couleur et leur contenu

Des mains assassines qui signent leurs fins

Les visages sans lendemain

Evanouis par la violence de deux mains

Ses visages qui ne verront pas le soleil de demain

Ses souvenirs d’anges accrochés aux murs

Comme des portraits d’antan

Ses regards d’enfants ou de mamans

Evaporés sous des coups si durs.

Ses visages que l’on n’oubliera jamais

Mais que nos mémoires faneront

Ses gestes intimes, ses paroles, ses intonations

Que l’on se rappellera quelquefois ou jamais.

Ora A.CHICHE Septembre 2003

Les grands

Quand on devient grand

On devient des méchants

Assis sur le chemin de la vie

Comme au bord d’un gouffre

Le ciel est devenu gris

Le sucre de l’enfance a goût de poudre

Quand on devient grand

Les anges sont Satan

Assis sur le chemin de l’ennui

On tue le temps comme on tue la vie

Les yeux remplis de pluie

On abandonne on oublie

Qu’il y a vingt ans

On était tous des enfants

On a jeté les fables

Dans le fond d’un cartable

Pour rentrer dans le monde des grands

Qu’il y a vingt ans

On était tous des gamins

Enfouis dans un coussin

Ou dans les bras de maman

Ecoutant contes et légendes

Rêvant de lutins et d’anges

Venant nous protéger

Mais on est tous devenus grands

Quand on devient grand

Les souvenirs sont au grenier

D’une mémoire trop fatiguée

Pour se rappeler

Que nous étions tous des enfants

Beaucoup d’histoire il faut conter

Et quand ils deviendront grands

Les héros les méchants

Seront renfermés dans les livres pour enfants.

Pour faire de nous des êtres aimants

Et sourire aux dents

On prendra vingt ans

En restant des enfants

Enfouis dans les bras aimants

On se racontera des histoires

On cherchera dans notre mémoire

Celles que nous contaient nos parents

Et l’on restera des enfants

Dans un monde devenu grand

Ora A.CHICHE Septembre 2003

Les chemins gris

Les chemins sont tous devenus gris

A force de voilà d’encore et toujours plus

Les chemins sont tous devenus tristes

Sous les pieds trop durs de ceux qui en veulent toujours plus

Si j’avais su que les chemins deviendraient gris

Je serais sans doute repartie

Si j’avais su que les chemins auraient le goût de la pluie

J’aurais semé du rose pour éviter l’ennui

Mais la vie s’enfui trop vite

Mais la vie file et prend la fuite

Il faut aller toujours plus loin pour rattraper l’horizon

Que l’on n’atteint jamais

Il faut aller toujours plus loin pour ne pas perdre la raison

Qui survit à la passion

Les chemins sont tordus et malade comme les vieux cœurs

D’avoir trop battu d’avoir eu trop d’ardeur

Les chemins sont fatigués et se meurent

Doucement comme la vie s’arrête, où commence le malheur

Si j’avais su que les chemins avaient une fin

Je n’aurais pas attendu demain

Si j’avais su que les chemins s’arrêtaient au bout de la vie

J’aurais dessiné la suite des destins.

Pour que le rose remplace le chagrin

Et qu’il existe toujours des lendemains.

Ora A.CHICHE Septembre 2003

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